L'autre regard

Cocktail détonnant d'actualité, traitant de nombreux sujets et qui je suis persuadé, suscitera votre réaction, que se soit du Monde, Belge ou de Bastogne.

10 avril 2008

Négociations de contrats dans le secteur public.

stethoscopeRubrique: Politique, Economie.

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la fameuse  journée pull.


   Les différences de salaire entre le service public et le privé, ainsi que la pénurie d’emplois dans certains secteurs, donnent aux futurs fonctionnaires du service public une occasion en or de renégocier leurs contrats. Quelles en sont les conséquences ?

   Le secteur public, par définition, renferme de nombreux services pour la population et qui sont indispensables comme la poste, les services de soins et de secours, la police, immondices, transports, l’administration, justice, l’enseignement…. Justement, de nombreux secteurs sont en manque cruel d’effectifs et le phénomène ne fait que perdurer dans le temps, alimentant par la même occasion une grogne, due à la surcharge de travail.

   Qui est responsable de ce manque d’effectifs ? D’une part le travail de moins en moins gratifiant, sans parler du respect du travail envers la population. D'autre part l'État qui n’a plus assez de liquidités pour engager, et pire, investir dans du nouveau matériel.

   Les faits sont là, puisque vous avez besoin de moi, qu’est-ce que vous m’offrez en échange ? La moralité peut être douteuse sur ce point, surtout si cela concerne le secteur public, mais si l’employeur a des devoirs, l’employé à l'obligation de fournir un travail pour lequel il est rémunéré.

   Se vendre au plus offrant est monnaie courante dans le secteur privé. Le secteur public devra faire face à ce problème, et quoi qu’il en pense, dans un futur très proche et qui va s’étendre à tous les métiers. Aujourd’hui cela concerne le secteur des infirmières, et demain? Les professeurs? Le service des immondices  L’effet pyramide ne fait que débuter.

   Ce qui est encore plus sournois, c’est que celui qui vient d’engager avec un beau contrat, marque une nette différence, face à ses collègues qui sont là depuis plusieurs années. C’est la loi du marché. Les anciens ou anciennes, à leurs tours, peuvent se sentir laissée  et ne tarderont pas à faire valeur en hurlant à l’injustice. « Une nouvelle qui n’y connaît rien face à moi qui ait de l’expérience et le nombres de services que je vous ai rendu ! ». Cette phrase risque de hanter les oreilles des futurs responsables de l’état. Comment vont-ils réagir ? En restant sur leurs positions au risque de manquer de main d’œuvre ? Augmenter aux risques de voir d’autres réclamer une réévaluation de leurs contrats ? Payer plus, oui mais en travaillant plus intensément ?

   L’offre et la demande est une loi naturelle dont on ne peut s’opposer. Nous avons le privilège de choisir où nous voulons travailler et dans le domaine qui nous attire le plus, du moment que nous avons les capacités et de s'inverstir pour les autres. Voilà sans doute le secret du succès. La volonté est souvent le moteur de nos rêves. Il faut s’impliquer plus surtout si le salaire est en correspondance.

   Pour certains, négocier son contrat fait partie d’un jeu ou d’un challenge. Pour d’autres, c’est une notion qui ne devrait même pas exister, considérant que c’est un marchandage et que l’être humain n’est pas un objet. Jusqu’à présent, les négociations dans le secteur public n’existaient que pour les cadres. Plus maintenant. Un rapprochement entre le secteur public et privé ? Probablement, mais la gestion du public devrait s’approcher de plus en plus du secteur privé. Si ce n’est déjà pas le cas.

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09 avril 2008

Une flamme qui enflamme…

flamme Rubrique: Politique, Sport
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    La flamme olympique n’a jamais autant été contestée et pour cause ! Le pays organisateur pose problème sur les fondements même de la charte sportive. Pourquoi autant de controverses maintenant, lorsque l’opposition mondiale aurait du débuter dès l’annonce du pays organisateur ? Qu’en est-il vraiment sur les droits de l’homme ? Quelle pourrait être la contre-réaction chinoise ? Quelle action doit-on mener ?

   Dès le départ, le comité olympique en choisissant la chine comme pays organisateur, savait pertinemment bien que les droits de l’homme n’étaient pas respectés. Ce vote ne s’est pas fait à l’unanimité, et à l’époque, certains dessous de table ont même été dénoncés, pratique courante paraît-il ? Hormis ce départ légèrement chaotique, le comité olympique a insisté sur les droits de l’homme, et la Chine s’est engagée à faire des efforts dans ce sens. Faire des efforts, il y en a eu et pas des moindres, mais aux yeux du gendarme du monde, dont nous prétendons être les garants, ce pays est toujours aussi loin de notre conception de la liberté de l’être humain.

   Il faut bien admettre que cette notion de liberté n’a pas la même saveur en Europe qu’en Asie. Leur argument principal : « nous ne laissons pas les délinquants, bandits, libres dans les rues ». Pinochet était l’un dès premier à jeter ce pavé dans la marre. Il faut bien admettre que ce point faible de la charte des droits de l’homme, à tout son sens. Notre conception de la justice, c’est de réinsérer d’une manière ou d’une autre, les gens qui ont commis un délit. Philosophiquement, c’est un espoir que tout être vivant peut se racheter. Ce qui implique qu’il faut admettre qu’une personne agressée, revoit l’auteur des faits plus tard, ou pire encore les cas de récidives qui peuvent être plus graves, la pédophilie en est un triste exemple. Cela fait partie d’un autre débat, mais ce principe est applicable dans nos pays et est fondamental de notre conception de la liberté.

   Cette pauvre flamme qui parcoure le monde à ce que je sache, ne porte pas le nom de Chine ! C’est bien un messager qui annonce l’organisation des Jeux olympiques. Un concept sportif et mondial, porté par des athlètes qui ont apporté des médailles au pays et qui représente les valeurs fondamentales écrites par Pierre de Coubertin. C’est une fierté de la présenter, c’est devenu maintenant un sujet de polémique qui n’a plus rien à voir avec le sport, puisque la notion politique à gangrener cette fête.

La politique, celle-là même pour des raisons commerciales évidentes, ferme les yeux sur les exactions de la Chine. Car il faut bien admettre que ce pays est incontournable internationalement et pourrait être considéré comme la future puissance mondiale. Réprimandé d’un côté, et tendre la main pour commercialiser, c’est loin d’être éthique. C’est comme faire des sourires rayonnants devant son pire ennemi, ou encore gronder son enfant parce qu’il a mal agit, et lui donner trente secondes plus tard un bonbon.

   Et demain, quel pays prendra le risque d’organiser des jeux ? Avec l’exemple des manifestations sur la chine, il faudra que le pays organisateur soit éthiquement parfait aux yeux du monde. N’oublions pas à l’époque, que pour les jeux olympiques d’Atlanta, les Etats-Unis étaient le seul pays qui voulait les organiser. Et demain, après la plus haute instante sportive mondiale, quelle organisation connue internationalement, osera lancer des épreuves au Rwanda, en Russie, en Corée du Nord ?

   Jusqu’où ira notre opposition ? D’aucune manière, nous ne pouvons pas nous opposer au sport. Même si l’éthique du sport et du pays organisateur pose problème. On ne s’y prendrait pas mieux pour tuer les athlètes de tout horizon. Le seul et unique moyen de boycotter les jeux, c’est rejeter l’image de la Chine, c’est à dire de ne pas regarder l’inauguration. A part bien évidemment le défilés des nations.

   La chine ne pourra pas effacer cet épisode. Les chinois adorent l’image de l’Europe, mais le grain de riz commence à être dure à avaler lorsque l’Europe ou les Etats-Unis dictent leurs lois. Le savoir et les connaissances techniques acquissent, il ne tardera pas le moment où la Chine diminuera ses importations, en augmentant ses exportations tueuses d’emplois. Cette dictature d’un Pays, deviendra tôt ou tard une dictature Mondiale.

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28 mars 2008

La politique belge prône toujours le nucléaire !

centrale_nucleaire Rubrique: Ecologie, Economie, Politique.

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L’absurdité politique au niveau des écoles concernant la fameuse « journée pull ».

   Le temps passe et tout semble affirmer qu’il faut agir dès maintenant pour les prochaines générations. Cette théorie ne semble pas se vérifier pour notre belle et respectable politique belge, uniquement pour des raisons financières ! Des finances qui ont le culot de viser l’optique nucléaire pour renflouer les caisses, au détriment de qui ?

   A peine le nouveau gouvernement formé, tels des fantômes venus du passé, certains dossiers réapparaissent et notamment celui du nucléaire. Cette remise en question sur ce sujet, va probablement dans le futur secouer le parlement. Il faut trouver de l’argent pour d’une part comblé la sécurité sociale, qui risque de nous coûter très cher à l’avenir, cela se comprend. Mais pire, financer le partage des pouvoirs entre Wallons et Flamands qui désirent revoir notre système politique. Je ne vous parle pas encore des nombreux sièges de ministre qui ont étés créés non pas par rapport à la demande, mais en fonction des désidératives de chaque partis.

   Heureusement, rien n’est encore fait, mais le dossier est chaud brûlant, malgré que les premiers signes sont là. Lorsqu’il dise « on va discuter avec Electrabel pour trouver une solution», cela sous-entend, nous allons continuer à exploiter les centrales nucléaires pendant plus longtemps. Ce rabais d’année en plus, c’est évidemment un risque non négligeable et une masse colossale d’argent, car les centrales nucléaires sont déjà rentabilisées depuis longtemps, depuis 1997 précisément. De l’argent facile, il suffit de le réclamer pour l’avoir, mais est-ce vraiment une solution ?

   A qui profite le crime ? Aux deux partis évidemment. Il faut savoir qu’Electrabel est chapoté par Suez, il est noté en petit caractère une volonté à vendre des centrales nucléaires, par le biais de l’ombre de Sarkozy, qui s’est reconverti en commercial pour vendre cette technologie autour du monde. Chaque voyage donne lieu à la signature d’un contrat, on peut dire qu’il est efficace ce bougre, mais cela est un autre débat.

   Vous n’appréciez pas cette politique et vous voulez agir ? Facile, changer pour un fournisseur d’électricité qui pense autrement. De plus, vous gagnerez de l’argent car en général la concurrence est moins chère tout en prônant du vert. Ou alors, ne vous plaignez pas d’avoir une centrale nucléaire à côté de chez vous, ou pire un incident comme Tchernobyl. A vous de savoir si vous prenez le risque.

   Avec un tel nom, notre premier-ministre « Letherme » aurait pu y mettre un terme ! Mais non, au lieu d’investir dans de nouvelles énergies, il préfère renflouer les caisses de l’état en prônant toujours le nucléaire. Il paraît évident qu’investir dans des énergies alternatives était la meilleure solution, et dès maintenant, ce qui permettrait de rapporter beaucoup plus d’argent grâce à l’économie générée. C’est étique et pour les générations futures, tout en renflouant notre caisse santé de manière durable. Est-ce que cela ne vous paraît pas être la méthode la plus appropriée ?

Soyez Sympa, votez pour cet article.

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15 février 2008

L’absurdité politique au niveau des écoles concernant la fameuse « journée pull ».

ecole_so_248 Rubrique: Politique, Economie.

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Droit de vote, obligation ou non ?


   Ainsi donc, le ministre de l’éducation a eu l’innovation de faire un geste écologique en diminuant la température des locaux de 1°, baptisant de manière originale le projet « Journée Pull ». Il pousse même l’absurdité en responsabilisant les élèves qu’ils font un geste pour la nature. C’est de loin la plus mauvaise et la plus absurde des méthodes et qui ne résout aucun problème écologique.

   La plupart de nos navires écoliers sont en fait de parfaites épaves, dont les coques sont faites de gruyères et qui laisse passer la chaleur de tous les côtés. Cette perte énergétique est sans aucun doute responsable des frais exorbitant des écoles, comme le mazout. Il paraît évident pour le commun des mortels, que ce n’est pas avec un seau qu’il est possible de renflouer le Titanic ! L’effort à faire est bien ailleurs.

   Il est vrai qu’une rénovation même partielle dans une école, cause de nombreux désagréments au point de vue de son organisation. Pourquoi ne pas la rénover classe par classe, en montrant pas à pas les travaux qui sont effectués : Isolation du plafond, changement des fenêtres simple vitrage en double vitrage. Un jour ou l’autre, ils seront amenés le faire et comme chacun sait, le réchauffement de la planète n’attend pas. Voilà où est le véritable enjeu. Ce qui pourrait se traduire par un désagrément qui se transforme en un élan positif, et pourquoi pas investir les élèves dans ce genre de projet.

   L’aspect un jour par an, est encore plus lamentable. Une minuscule goutte d’eau dans tout un océan. Pour pousser l’absurdité encore plus loin, Je proposerais une seconde journée avec « une journée sans lumière ». L’énergie ainsi dépensée permettra de réduire la production de Co2 de 4%.

   Quant au futur ministre scolaire en février 2015, je lui insuffle l’idée originale d’une « Journée maillot de bain ». La terre sera réchauffée de manière inexplicable et incontrôlable, , et il se sera contraint de faire des économies de climatisation.

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31 janvier 2008

L’aberration politique des chèques Mazouts

petrole   La volonté politique de venir en aide au plus démunis ou aux écoles est certainement humaine, sociale, et légitime. Quant au fond et la forme d’y parvenir, la politique Belge est tout à fait inadéquate ! Car en donnant de l’argent pour équilibrer un budget, on crée au contraire un déséquilibre plus prononcé sans jamais résoudre au problème réel.

   Supposons un instant que vous soyez dans un bateau qui prend l’eau, vous avez beau écoper autant que vous voulez, votre navire prend toujours l’eau et vous ne résolvez pas le problème. Dans le cas qui nous préoccupe, c’est une habitation qui a comme toute habitation du à sa vieillesse des pertes énergétiques flagrantes : simple vitrage, mauvaise entretien, vieillesse de l’installation, j’en passe et des meilleurs.

   Que se passera-t-il l’année prochaine ? Il paraît évident que les chèques Mazout seront toujours d’actualités, voir même plus onéreux puisque le pétrole ne cesse d’augmenter. Nous sommes déjà dans la troisième année de ce scénario et il serait temps de le réduire, voir même de l’annuler, tout en gardant un même confort pour les habitations sociales et les élèves. Il paraît évident que la dépense de mazout sera réduite au strict minimum.

   Si on réduit cette déperdition énergétique, l’état est gagnant sur plusieurs points. L’investissement de départ est probablement le même que les tonnes de mazout. Vous augmentez le travail en Belgique, puisqu’il faut de la main d’œuvre pour effectuer l’isolement ou travailler sur la chaufferie. En travaillant sur les énergies renouvelables, les élèves ne pourront être séduit par la technologie et la nature nous dira un grand merci.

   Donner de l’argent pour réduire la consommation énergétique, c’est du bon sens. Mais dépenser de l’argent pour combler un trou dans la caisse sans comprendre la raison et sans mettre les moyens d’y parvenir. A l’heure d’aujourd’hui, ça devient un message politique d’y parvenir tout en donnant les moyens. C’est de la rentabilité pure et simple !

Réagissez. Qu’en pensez-vous ?

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10 octobre 2007

La terrifiante autant qu’inconcevable pyramide des pouvoirs

pyramideQuels sont les niveaux de pouvoirs politiques en Belgique, en commençant du bas vers le haut ? La plus proche du citoyen est évidemment la commune, suivi par la province, la région, la communauté, et enfin le fédéral. Cinq niveaux de pouvoir pour un pays de 10 millions d’habitants. Aberrant n’est-ce pas ? Tout en occultant l’Europe.

   Si je me réfère à des statistiques, près de 20% de la population Belge travaille pour l’état. Lorsque la moyenne européenne est de 12%. La charge est trop lourde et crée une instabilité à tous les niveaux. Et pire, elle plombe littéralement la progression du pays par son manque de souplesse, en étant incapable de prendre des décisions rapides.

   Vous imaginez bien que pour les citoyens, les problèmes sont malheureusement courants. Cinq ministres pour l’éducation, à qui écrire en cas de problème ? Le cas des fermiers qui ont eu une autorisation dès plus officielle, mais qui ne sont pas en règle parce qu’il fallait une autre autorisation d’un autre département (nul n’est sensé ignoré la loi, paraît-il !). Sans oublier, des guerres internes entre services, « oui » d’un côté « non » de l’autre, et vous au milieu, devinez qui attendant désespérément une décision ? Comment voulez-vous que cela tourne comme il faut, à ce jeu de ping-pong ? Vous pouvez encore vous estimer heureux si le dossier ne se perd pas !

   Réduire est sans doute synonyme de chômages supplémentaires, pas vraiment. Certains pays ont réduit considérablement leurs effectifs, tous ont eu une augmentation d’entreprises et une diminution du chômage. Paradoxale, simple fait du hasard ? Non, la raison est pourtant simple. Si vous diminuez le nombre d’effectifs, vous réduisez du même coup les charges et retrouver des liquidés. Cette nouvelle manne financière est réinjecté dans des nouveaux projets et qui créent de l’emploi, créant de ce fait un second souffle.

   Pourquoi la politique ne bouge pas ? C’est simple, un homme au pouvoir qui perd son siège, se retrouve au chômage. Il faut bien lui trouver une autre affectation, toute cette machinerie de l’état ne sert qu’à recycler les politiciens. Ne pourrait-on pas trouver une autre méthode ? Je conçois qu’un homme politique est un métier, et qui est loin d’être évident, mais avouez que la méthode de travail actuel, ne crée que des problèmes à tous niveaux, et aussi entre flamand et wallon. Est-ce là, la véritable origine de cette stupide guerre entre ces deux communautés ?

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05 octobre 2007

Droit de vote, obligation ou non ?

vote Il est écrit dans la constitution Belge, que le droit de vote est un droit et est obligatoire. Cette notion d'obligation est bien contraignante, et je consois aisément que c'est dure de se lever un dimanche pour aller voter. Mais comment cela se passe dans les autres pays ? Qu'elles en sont les répercutions ? Existe-t-il un juste milieu ? Doit-il rester obligatoire ou vaut il mieux suivre une autre formule ? Cela remet en cause chacun de nous et oblige à jeter un autre regard sur la politique de façon générale.

   La tendance actuelle, c’est que la politique « Belge » se dit d’aller vers les gens. Force est de constater qu'elle n’y parvient que d’une piètre manière et avec peu de résultat. Cette mauvaise communication est bien le maux qui gangrène notre société et notre vision à l’égard du monde politique. A ce jeux là, que se soit les électeurs ou ceux qui se présentent, personne ne gagne. Noter, que si un homme politique passe devant vous, sans marquer un signe de sympathie, vous serez amené à faire la réflexion : « Tu vois, il ne vient même pas dire bonjour, pour qui il se prend ». Et si par malheur, il vient vers vous et vous sert la main, « Tiens, il vient chercher une voix ». Paradoxale non ?

   Le dégoût de la politique contribue à ne pas se donner l’envie de la suivre. « Tous des pourris, incapables, des profiteurs, des magouilleurs », j’en oublie ? Cette liste bien qu'interminable ne peut rester sans aucune réaction, car elle marque un profond désarrois, un rejet, et chaqu'un de nous doit tenter de convaincre ces indécis, car elle exprime une liberté d'expression qui s'oppose à une autre liberté, celle du citoyen. L'un ne va pas sans l'autre.

    Si nous nous penchons chez nos voisins, tout le monde sait que le droit de vote en France n’est pas obligatoire, certains les jalousent. Qu’en pense-t-il lorsqu’on leurs pose cette question ? La plupart vous répondront qu’il préfère le système belge en obligeant les gens à aller voter. La réputation de grand gueulard, lorsqu'ils parlent de politique n'est plus à démontrer ! Oui, c’est vrai, et alors ? Je trouve préférable d'en parler que de rester indifférent et muet comme en Belgique.

   « Il ne faut pas faire voter les imbéciles », phrase que j’ai entendu à plusieurs reprises venant de la part d’intellectuel. Définissez imbécile s’il vous plaît, parce que je voudrais savoir qu’elles en sont les critères. Cela fait suite à l' inimaginable, la France comme la Hollande ont voté non pour la constitution Européenne, par une simple minorité d’opposant et qui ont réussi à faire pencher la balance, seulement à cause d’eux ? Pas seulement, mais c’est un autre débat…

   Pour le cas du vote au Luxembourg, l’élection ressemble au lotto. Le vote se fait de façon individuelle, vous pouvez voter en même temps pour un homme de droite et de gauche. Je suis partisan de cette formule. Il faut de tout pour faire un monde, aussi bien des hommes ou des femmes qui privilégie le social que les finances. La remarque négative sur ce système de vote, c’est qu’elle prône l’individualisme. C’est vrai, mais il n’existe aucune référence dans le monde, ou le peuple a voté pour un parti, mais bien pour un homme ! Vous avez un contre exemple ? Je l’attends de pied ferme !

  Bien que je ne suis pas un homme politique, je m’y intéresse de très prêt. Parce qu’un homme politique est bien une profession ingrate, autant difficile qu’éprouvante, et à ce titre, on se doit de la respecter. Imaginer un instant que vous vous battiez pendant six ans pour votre région avec succès, et pour une raison qu’elle soit justifiée ou non, vous perdez votre siège. Franchement, si cela m’arrivait, ça me ferait mal aux points d'expirer du dégout.   

  Je rappelle au passage, qu’il n’a fallut qu’un rayon de soleil, pour que « Le Pen » arrive au second tour. Les  gens ont préféré bronzer que de faire leurs devoirs civiques. Une leçon qu’ils n’ont pas oublié et qu'ils ne sont pas prêt de le faire, fort heureusement. A l’inverse, les allemands ont bien voté en masse pour Hitler, en ayant des revendications de territoires et d’appartenant à une race « allemande ». Une similitude avec nos amis flamands, qui revendique une nation, une langue et un territoire. La comparaison est assez proche… Mais politiquement ça marche !

    Les magouilles d'élections après le vote est bien la chose qui dégoûtent par excellence l'électorat Belge. Ces alliances qui ressemble parfois à des partenariats, sont par définition contre nature et souvent contre productives, et le pire, elles se moquent éperdument de l’électeur. Autant le savoir avant de mettre son bulletin dans l'urne, cela me semble évident!

   Le pire reste à venir, des élus qui changent de camps comme de chemises, lorsqu’ils ont fait pendant presque un an campagne avec un parti, est inadmissible, indigne et intolérable ! Ce fut le cas notamment pour Binche et Schaarbeek. Peu importe les partis. Ils représentent la honte du futur, du à de la cupidité et de l’égocentrisme. Une pratique dès plus malhonnête dans le monde politique. Il faut absolument la stopper avant qu’elle gangrène encore plus la situation.

   Moralité, je fais partie des partisans du droit de vote obligatoire. L’intelligence d’un vote en soit est une hérésie et n’a aucun sens. Que l’on reproche aux américains de voter en regardant leurs problèmes ou leurs portefeuilles, ou convaincu par un homme qui sait parler aux pauvres comme aux riches, est le même dans le monde entier, même chez nous. Alors, à vos crayons rouges et pensez que votre choix peut faire basculer la balance, c'est indéniable… Le vote est la chose la plus utile pour un citoyen digne de ce nom.

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