L'autre regard

Cocktail détonnant d'actualité, traitant de nombreux sujets et qui je suis persuadé, suscitera votre réaction, que se soit du Monde, Belge ou de Bastogne.

21 mars 2008

La guerre contre les moustiques est déclarée.

moustique1L’un des désagréments du réchauffement de la terre, est bien l’accroissement de certaines espèces, généralement de taille petite et qui nuit à notre quotidien, surtout en été. On pourrait citer les fourmis, les guêpes, les termites dans le sud de la France, mais aussi les moustiques. Pour ce dernier, il existe des méthodes simples qui peuvent enrayer cette pullulation de vampires assoiffés de sang. Mais ce qui est beaucoup plus alarmant, c’est qu’elle apporte aussi son lot de maladies et pas dès moindre. C’est pour cette raison qu’il est préférable d’agir et de s’en prémunir maintenant.

   L’histoire nous a toujours appris que le moustique est l’un des pires ennemis. Il était véhiculeur de maladie comme le paludisme, la fièvre jaune, qui ont crées de nombreux décès jusqu’au 20e siècle, mais qui existe toujours dans d’autres pays. Le célèbre chikungunya qui a récemment défrayé la chronique et qui paralyse le corps pendant un petit mois, non sans avoir laissé quelque séquelle au passage. Il en existe bien d’autres maladies comme la malaria qui n’est toujours pas éradiquée et que l’europe s’apprête à vacciner au cas où elle referait surface sur notre territoire.

   Loin de prétendre que cette version appartient à Hitchcock, ceci sert à vous faire prendre conscience que la menace est bien réelle. Plus il fait chaud, plus les moustiques se développent et remontent vers le nord. C’est une conséquence logique et plus que néfaste pour notre santé. Car l’infection ne s’arrête pas à l’être humain, les agriculteurs sont dépités du à la maladie de la langue bleue, qui décime tous leurs troupeaux. Pas la peine de chercher le dernier spray qui les tuera dès les beaux jours du printemps, il faut tout d’abord enrayer leur reproduction. Ceci étant une réponse simple et écologiste de surcroît.

   Les moustiques se reproduisent en pondant des larves dans l’eau, qui se transformeront en nymphes, pour ensuite infecter nos soirées en volant près de nos oreilles ou en nous regardant les doses le lendemain matin. Un moustique adulte vit généralement 3 semaines, ce qui est plutôt énorme pour un petit insecte. Donc, il faut d’abord se prémunir en éliminant chez nous toute eau stagnante. Les coupelles des bacs à fleurs qui traînent dans notre jardin, les vieux pneus au fond du jardin, les sceaux qui ont récolté les dernières pluies, voir même votre cuve à eau de pluie. En effet, bien souvent les cuves à eau de pluie sont équipées d’un système d’aération. Il suffit de placer un petit moustiquaire en entrée, pour éviter qu’ils s’introduisent à l’intérieur. Surtout ne pas la boucher. Si vous avez des baignoires d’eau pour les oiseaux ou pour tout autre animal, à la bonne heure, mais changer là toutes les semaines.

   C’est plutôt simple comme règle, toute eau stagnante doit être élimée de votre jardin, si vous voulez passer des bonnes nuits. Les étangs, mares naturelles, ne sont pas un problème car il contribue au cycle de la vie, en nourrissant les poissons, les grenouilles et crapauds, mais aussi le bon vampire, la chauve souri qui peut manger par saison jusqu’à un kilo de moustiques.

   L’un dès principal fléau européen de ce nouveau siècle, passera par la recrudescence d’insecte nuisible à l’homme. Il est temps de penser à y remédier, avant d’être devant le fait accompli, lorsqu’il aurait été plus efficace d’avoir agit dès le début. Il en va de notre existence.

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11 mars 2008

Mise à mort du Biocarburant.

maisComme chacun sait, les ressources de la planète diminuent à vue d’œil, et l’envie à passer à de nouvelles énergies deviennent nécessaires. L’idée toute simple de remplacer un carburant par un autre, à l’occurrence de l’essence ou du diesel par un bio-carburant est sans doute légitime mais totalement inconsciente et incompatible avec l’environnement.

   Qui sont les plus grands productions de Bio-carburants ? Le Brésil, les Etats-Unis ainsi que la France. La volonté politique du Brésil est claire, devenir indépendant de l’or noir. Les agriculteurs sont invités à accroître leur production de cannes à sucre. Comme la surface de culture devient de plus en plus cruelle, il abatte en masse la forêt amazonienne pour planter de nouvelle surface. Or, tout le monde semble convaincu qu’il ne faut pas toucher à cette immense surface verte qui jour un rôle considérable sur notre planète.

   Aux Etats-Unis, c’est deux autres incidentes qui se produisent sur l’environnement et aussi sur la population. Les bio-carburants sont fabriqués avec du maïs. Comme il est très avantageux de produire ce carburant parce que le prix de l’essence ne cesse d’augmenter, de plus en plus de distilleries convertissent ce maïs en un soit disant carburant vert. En réalité, le terme carburant noir serait plus approprié, comme la peste ! Car le pays voisin, le Mexique, grand consommateur de maïs, voit ses stocks partir aux Etats-Unis, ayant comme effet pervers l’augmentation démesurée des prix. Sachant que la population la plus pauvre se nourrit avec des plats à base de maïs, il finisse tout simplement par mourir de faim.

Ces mêmes usines, rejettent dans les cours d’eau du nitrate, qui a pour conséquence une augmentation des algues (comme en Bretagne), tuant la faune aquatique sur 20.000 m2. Sans rentrer dans le débat contre les OGM et les pesticides, ils semblent véritablement que cette méthode est à proscrire.

   D’après des calculs savants, il faudrait trois fois la surface de la Belgique pour subvenir au besoin en bio-carburants. Il est donc impossible de couvrir cette surface. Imaginer un instant de produire cette surface ailleurs, revient à déplacer le problème sur la manière de cultiver en respectant l’environnement, à moins que l’on préfère fermer les yeux tant que nous en profitions.

   Est-il raisonnable de produire des légumes pour nourrir nos voitures ? Est-il raisonnable de cultiver ses grandes surfaces, en utilisant beaucoup d’eau, lorsque cette ressource alimentaire vient à manquer ? Est-il nécessaire d’utiliser autant de pesticide et d’engrais pour asphyxier les océans ? L’Allemagne est un des pays qui remet en cause ce nouveau carburant. Qui doit au plus vite disparaître aussi bien pour notre environnement, que pour nos besoins vitaux !

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06 mars 2008

La théorie du glaçon ne s’applique pas au modèle de l’Antarctique ou de l’Arctique.

antarctique_glacier Rubrique: Ecologie, Economie, Notre existence.

Autres articles:
Les fermes, des usines énergétiques aux potentiels inexploités.
L’air serait-il plus respirable en Wallonie qu’en Flandre ?

Beaucoup pensent à tord que ces immenses glaçons qui fondent dans la mer, correspondent à des glaçons qui fondent dans un verre d’eau. Après avoir fondu, on peut constater que pas une seule goûte n’a débordé du verre, jetant insidieusement le discrédit sur la montée des eaux. C’est une erreur, une grossière erreur. En voici les preuves :


   En ce qui concerne l’Antarctique, c’est une banquise qui se trouve sur de la terre. Si cette immense masse se met à fondre, cela ne correspond pas à un glaçon qui fond dans l’eau, mais bien un fleuve qui apporte une quantité effroyable d’eau douce. Autant dire que vous versez de façon continue de l’eau dans votre verre. Il finit par déborder.

   Quant à l’Arctique, il est vrai qu’il flotte et survit difficilement au pôle Nord. C’est à cet endroit que la fonte est la plus flagrante. Le cas du glaçon est presque applicable à cet endroit, sauf qu’au Groenland, nous retombons sur le même cas de figure que l’Antarctique puisque la glace est posée sur le sol, communément appelé e permafrost. Cette terre qui était perpétuellement gelée, en fondant, devient notre pire ennemi car elle libère de grande quantité de méthane, ce qui augmente l’effet de serre.

  Imaginez un instant les répercussions catastrophiques si l’Arctique fondait. Cela a un impact économique mondial, car les bateaux pourront passer de l’Asie aux Etat-Unis en utilisant la plus courte distance possible. Sans oublier le risque ultime pour nous européens, le Gulf Stream. Ce courant marin nous apporte des conditions météos plus que favorables. Son risque d’être coupé parce que l’Arctique joue le rôle de miroir, en faisant plonger ce courant d’eau au plus profond de l’océan. Certains chercheurs ont déjà constaté une diminution de son rythme de 20%.

  Les océans contribuent aussi à la montée des eaux ! Vu leurs importances, le moindre degré pris crée automatiquement une augmentation de volume. Sans oublier que chaque dixième degré crée inévitablement une augmentation des cyclones et qui deviennent de plus en plus violent. Pas grave, ce ne sont que les Américains qui en subissent les conséquences. Vous omettez certainement certaines régions du globe comme l’Asie ainsi que le sud de l’Afrique (Madagascar). Depuis 2003, des stations météorologiques ont détecté des prémices de cyclones au large de l’Espagne. Il ne faudra pas attendre plus de dix ans pour que l’Europe subisse ce démon dévastateur. Doit-on l’attendre pour agir ?

  Quoi qu’il en soit, la menace est bien réelle et doit être prise au sérieux. Il est finit l’époque ou les peuples se souciaient de son environnement quant cela leurs arrangeait. Nous sommes véritablement au pied du mur. Certains scientifiques disent que nous sommes dans la phase ultime de non-retour à une situation catastrophique. C’est fort probable, mais je sais que les être humains ont déjà réalisé des prouesses dans ce domaine, comme la disparition de l’ozone et du plomb à une certaine époque. A nous de le vouloir.

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14 février 2008

Respecter kyoto du jour au lendemain tout en restant soi-même

kyotoIl ne paraît pas illusoire de diminuer sa consommation de Co2 de 20% en une journée et ce, le restant de notre vie. Tout en gardant le même train de vie, tout en économisant, avec une dépense faible. Avouez que le challenge est louable et à la portée de tous. Il suffit de regarder autour de nous, et de s’adapter un tant soit peu à notre environnement. Voici quelques principes de base :

   La plupart de notre consommation de Co2 réside dans notre électricité, un peu plus de 8%. Savez-vous que votre maison fuie ? Elle ne perd pas d’eau, ni de l’air, mais bien de l’électricité que vous ne consommez pas. Même pire, un appareil en apparence éteinte consomme. Il est facile de démontrer cette aberration de l’humanité en achetant un watt mètre. Hormis le frigo qui doit tourner tout le temps, c’est environ 50 Watt qui se perde dans la nature. C’est quoi 50 Watt ? Cette réflexion démontre par elle même que nous avons aucune connaissance de ce coûte l’électricité. 50 Watt représente par an (365 * 24 * 50) représente 438 Kw/an. Ce qui représente un coût financier de 84Euro/an. La télévision, les ordinateurs, le magnétoscope, les machines à laver ainsi que le sèche-linge, sont d’autres consommateurs de veille. On estime généralement la consommation de ces pertes à 15% et peu aller jusque 40%. Si vous les supprimer en utilisant des multiprises avec interrupteur, vous venez d’épargner non seulement de l’argent, mais du Co2. Au bas mot, vous allez gagner au moins 400 Euro/an.

   Grâce à ce bénéfice, faible certes, je vous propose d’adapter votre consommation de chauffage. En coupant les pièces qui n’ont pas besoin d’être chauffée. En programmant au mieux la température de vos pièces, il est inutile de chauffer une pièce lorsque vous êtes absent ou pendant la nuit. En isolant un peu mieux, des réflecteurs derrières les radiateurs, une tenture pour couper le froid qui vient de l’extérieur, des moyens peu onéreux et très efficaces. Cela représente la bagatelle de 50% de notre consommation de CO2. En s’adaptant un peu, on peut facilement la réduire et par la même occasion, d’augmenter son pouvoir d’achat.

   L’eau peut être un point sensible. Il est inutile de donner de l’eau du robinet à une plante, elle préféra cent fois mieux l’eau de pluie. Ne laisser pas le robinet ou une conduite qui fuit. Le gain direct est assez faible, mais n’oubliez pas que l’eau a du subir de nombreux traitement, extraction, purification, distribution, qui ont un coût non négligeable et qui se rapportent sur votre facture.

   L’automobile (32%) est parfois une passion et surtout un besoin. Les moteurs actuels de plus en plus performant ont un bon régime qui avoisine les 2400 tours et non plus les 3000 comme à l’ancien temps. Accélérer le plus rapidement possible pour arriver à votre vitesse de croisière. Regarder loin devant pour votre sécurité et pour anticiper, il ne sert à rien d’appuyer sur l’accélérateur lorsque le feu au loin passe au rouge ou si des voitures sont immobilisées. Rien que cela peut diminuer votre consommation d’essence de 5 à 10%. Merci pour le portefeuille.

   Il serait dommage que tous ses petits efforts, se perdent aussi lorsque vous n’êtes pas chez vous, au travail par exemple. Eteindre les lumières, baisser le chauffage, éteindre son écran lors de la pause café, sont des petits gestes qui font encore et toujours diminuer dans la balance de CO2. Recycler à la maison comme au bureau contribue à notre environnement.

   Vos achats de chaque jour y contribuent aussi. La plupart prône de manger moins, de consommer bio, de produire ses aliments, voir même de plus consommer de viande. L’achat est avant tout un plaisir et doit le rester. Cependant, c’est nos choix qui influencent le marché et qui ont un impact direct sur la manière de les produire. Il va être impossible dans le futur, de consommer des fraises en hiver, parce que le coût de transport va être trop élevé. Pensons à manger des produits de saison, et si possible, ceux plus près de chez nous. Ce qui a l’avantage qui votre investissement va à une société nationale ou régionale, belge ou française.

Terminons par une réflexion parmi tant d’autres :

   Mon voisin ne le fait pas. Pourquoi moi ?

   Premièrement parce qu’il est facile de démontrer que vous allez gagner énormément d’argent. Deuxièmement, un jour ou l’autre, il sera contraint de le faire, et il faudra qu’il en paye le prix, le seul moyen actuel pour que le gouvernement arrive au respect des normes de CO2. Troisièmement, pour vous et vos enfants, vous êtes avant tout un économiste et par la même occasion un écologiste.

Tout ceci contribue à diminuer de 20% de Co2 sans presque rien à changer à notre vie. L’effort est si important pour notre futur ?

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13 février 2008

Des chercheurs mettent aux points un panneau voltaïque révolutionnaire.

terreDans la conjoncture actuelle, de nombreux chercheurs cherchent des solutions pour palier aux problèmes du réchauffement de la terre. Beaucoup ont pensé à utiliser les ressources naturelles comme l’eau, le vent et le soleil, pour produire de l’électricité ou un moyen de se chauffer. Mais ils étaient loin d'imaginer qu’il existait une autre source d’énergie inépuisable et qui est autour de nous, les ondes.

 L’idée paraît toute simple, chaque jour, nous sommes entourés d’onde négative. Vu le nombre important, il suffirait de les localiser et les diriger sur un panneau d’un nouveau genre. Ces ondes en passant par des bobines magnétiques ultra-sensibles, seraient susceptibles de créer un courant électrique puissant et qui serait plus performant que les panneaux cristallins classiques.

 Cette révolution bien qu’elle soit à ses balbutiements, fait imaginer un autre monde. La seule contrainte, c’est que toutes ses personnes qui envahissent notre quotidien et qui par la même occasion nous le pourrissent, doivent se rassembler à un endroit précis et fournir de l’électricité, plus précisément dans une centrale Nergatron truffé de capteur à onde négative. Ils émettraient tellement d’ondes négatives que d’après des calculs théoriques, ils seraient capables de fournir l’équivalant en électricité d’une grande ville.

 Il va sans dire, que la région wallonne est partante pour investir dans ce genre de projet via le plan Marshall. Ils auraient même choisi de remplacer le plan SolWatt par SolNerf. Des projets sont même sur la table, notamment sur le moyen de conserver cette énergie, pour créer des véhicules non-polluant. Quoi que des voix s’insurgent déjà en jugeant cette dépense inutile. Selon eux, vu le nombre d’automobiliste qui traînent sur nos routes, ou le manque de place pour se garer et qui la plupart du temps nous énerve, toutes ses ondes négatives suffiraient à faire un plein. Comme quoi, il n’y a pas que des inconvénients dans la vie.

 De plus, les associations des belles-mères se portent déjà garante pour soutenir le projet. En effet, la plupart d’entre elles pensent l’offrir à leur futur beau-fil. Ce qui pour un jeune ménage est du pain béni, car ils seront assurés d’être autonome tant de leur vivant, et dieu sait qu’elles sont souvent tenaces.

   En attendant cette autonomie révolutionnaire, de nombreuses listes circulent qui dénoncent des personnes aux comportements négatifs dans de nombreuses professions, cela va des chefs en tout genre, le banquier, les huissiers, voisin ou voisine. Cependant, il ne faut pas tomber dans le panneau, car il n’y a qu’une seule contrainte à ce phénomène, c’est que dans les années futures, nous sommes contraints à rester positifs, sous peine de travailler dans cette fameuse usine aux panneaux à onde négative.

 


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25 janvier 2008

Le phantasme Belge de la maison passive et boulet rouge vif sur la ventilation mécanique contrôlée (VMC) ?

maison Rubrique: Ecologie - Construction durable.

Autres articles:
•  Les sociétés de construction n’exploitent pas les énergies renouvelables.
•  L’énergie crée les futurs pauvres de demain.

    Qu’elle est la définition d’une maison passive ? Une maison passive est une habitation qui n’a pas besoin de chauffage. Si cette simple idée fait rêver pour des raisons évidentes économiques, il faut obligatoirement se pencher sur les moyens d'y parvenir, et par la même occasion de répondre à certaines aberrations et vous mettre en garde.

   On nous propose actuellement une ventilation mécanique contrôlée double flux ou le principe du puit canadien pour parvenir à ce résultat. Le principe est de récupérer l’air chaud de la maison, et grâce à cet apport énergétique, on en profite pour chauffer l’air qui vient de l’extérieur, pour le réinjecter ensuite à l’intérieur. Cerise sur le gâteau, il existe des primes de la Région Wallonne très alléchantes, mais si on gratte un peu la question, de nombreux détails apparaissent.

  Croyez-moi ! Je signerai des deux mains si cette réalité était vrai. Or elle est totalement erronée ! Pour plusieurs raisons :

- Tout d’abord, il est impossible en Belgique, même pour la maison la plus hermétique, de se passer du chauffage. Toutes les maisons qui sont équipées d’une VMC (ventilation mécanique contrôlée) ont besoin d’un chauffage au minimum de 4 à 6 Kwatt.

- La consommation, voilà un point qui risque de vous effrayer. Ce système doit tourner 24h sur 24h, et la consommation avoisine les 50 watt/h. Ce qui fait en étant très gentil, la consommation sur les mois d’hiver (6 mois) une consommation de 216 Kwatt, soit un frigo sans friser sans surgélateur et de classe A+. Là ce n’est que la pointe de l’Iceberg, car il oublie de vous mentionner qu’en dessous de +5°C, une résistance chauffante se met en route. J’ose à peine vous dire la puissance, environ 900 Watt. Ceci est valable pour la VMC double flux et non sur le puit canadien (car il récupère la chaleur de la terre en chauffant l’air à +/-12°C). Admettez que si on utilise une résistance chauffante, il paraît évident que l’habitation passe de « maison passive » à maison « basse énergie » ! Dans les deux cas, je le répète, il faut utiliser un autre chauffage pour combler les mois d’hiver. C’est impératif !

- Je compare volontiers ce système à une voiture. Vous êtes obligé de l’aéré sous peine de respirer de l’air mal sein. Mais en faisant circuler de l’air, même équipé de filtre, c’est une véritable machine à circuler la poussière. Il faut impérativement un bon entretient de la machinerie, au minimum tous les ans. Nettoyer toutes les bouches d’injection de l’air, et si les traces se voient déjà là, j’ose à peine imaginer ce qui à dans les tuyaux après cinq ans et qu’il est impossible de nettoyer. L’air n’est pas si pur qu’on veut bien nous le vendre ! D’ailleurs, au Canada, il utilise « des chaussettes spéciales » pour éviter les courants d’air (ce qui peut provoquer une sensation de froid) et permet de filtrer mieux l’air.

- Je ne parle pas de la compétence. Pour installer un tel système qui coûte au bas mot la bagatelle de 5000 Euro, il faut confier impérativement cela à un spécialiste, et ils sont peu nombreux, sous peine d’avoir des problèmes d’humidité ou d’effet électrostatique. Les autres risques plus ennuyeux, c’est que si les calculs sont erronés, vous vous trouvés dans le cas de sous-ventilation donc un air vicié. Dans le cas contraire, une sur-ventilation est une perte énergétique.

- De grâce, n’écoutez pas le chant mélodieux des sirènes ! Ceux qui prétendent réchauffer l’air par magie en passant de 0°c à 20°c par simple échangeur thermique. Il oublie qu’il y a une résistance chauffante, bien cachée dans le catalogue ! Ce qui n’est pas très honnête.

- Le coût de 5000 Euro n’est pas le seul détail, car vous devez rendre votre maison méga super hermétique, un véritable tupperware (vous avez déjà senti à l’intérieur ?). Cette condition est obligatoire ! Ce qui représente un coût non négligeable.

- Tout ce système parce que nous ne prenons pas la peine d’aéré nos maisons, lorsque déjà nos parents, nos grands-parents le faisaient. Il suffit simplement d’ouvrir sa fenêtre cinq minutes pour l’aéré. Et les pertes calorifiques ne sont pas élevées, car le sol, les murs n’ont pas le temps de refroidir.

- Encore un dernier détail, il ne faut pas chauffer en même temps que vous utiliser ce système. Sinon, il vous fait trois heures pour chauffer votre pièce. La bonne méthode, c’est de couper la ventilation, attendre que la pièce soit chaude, et ensuite la répartir dans toute la maison. Ils ne vous l’ont pas expliqué ? décidément, ils sont plutôt négligeant.

Que vous soyez futur bâtisseur, écologiste, bricoleur, donnez-moi votre avis.

  Le débat reste ouvert et si quelqu’un me trouve la maison sans chauffage en Belgique, en gardant le principe d’une famille normale, qu’il se manifeste et je vous jure que je lui fait sa pub! Notre méthode de vie doit impérativement changer, c'est un fait, mais pas en continuant à faire n'importe quoi.

Posté par HumourMordicus à 08:04 - Ecologie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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