L'autre regard

Cocktail détonnant d'actualité, traitant de nombreux sujets et qui je suis persuadé, suscitera votre réaction, que se soit du Monde, Belge ou de Bastogne.

13 mars 2008

Le refus du changement.

Balance Rubrique: Notre existence.

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Pour bon nombre d’entre nous, la récente montée des prix nous obligent à nous remettre en questions. C’est depuis des siècles, l’unique et seule méthode qui permet aux citoyens de changer d’attitude. Cette situation peut paraître paradoxale lorsqu’il s’agit de sa propre survie ou celles de ses enfants, mais se trouver devant un obstacle et dans le cas présent financier, nous impose à agir et à trouver des solutions, pas toujours en adéquation avec l’étique et la logique. Pourtant, des méthodes faciles existent pour palier à cet état d’esprit.

 L’homme dans toute sa splendeur à besoin de stabilité. Cette stabilité passe inévitablement par l’absence de se poser continuellement des questions, ce qui crée une instabilité. Or dans le monde moderne, celui qui ne passe pas par cette étape, se dirige vers des dépenses financières ajoutées les unes aux autres parfois monstrueuses. Pourtant la concurrence nous propose avec une rage indescriptible, un étalage de solutions pour réduire nos factures. Pourquoi dans ce cas nous ne changeons pas de fournisseur d’électricité, de téléphone, de magasins, en comparant les prix ? Est-ce que c’est le trop de promotion qui tue notre envie de changer ? Est-ce qu’il rende impossible le moyen de comparer les prix d’une firme à l’autre ?

  Tous ceci ne sont que de mauvaises excuses. Le refus de changement vient d’abord de nous. Parce qu’il faut y consacrer du temps, et le temps c’est de l’argent. Cela devient rentable que si le temps consacré nous en apporte beaucoup plus, et c’est le cas actuellement du à la hausse des prix. Changer notre quotidien c’est quelque part prendre des risques, « il n’y avait pas de problèmes avant pourquoi changer et en créer ». Voilà en substance notre médiocre pensée.

  Même quand la preuve est faite devant nous que nous payons trop chers, nous ne réagissons pas. Ce qui sous-entend que le facteur déclenchant, doit d’abord venir de nous et pas d’ailleurs. C’est nous qui nous imposons un changement parce que nous sommes psychologiques prêts à le réaliser, et tant en temps faire n’importe quoi.

 Il ne se passe pas une semaine où le contenu d’une cuve de mazout s’est mystérieusement volatilisé. Certaines villes augmentent les taxes de poubelles dans le but de réduire la quantité, le résultat ne correspond pas à la réalité, avec l’apparition de nombreux déchets sur nos routes. Ces réactions humaines vont à l’inverse de la communauté, car le vol ou déplacer le problème des déchets sont très néfastes et obligent les communes à rentrer dans un cercle vicieux en augmentant le personnel pour enquêter sur les vols ou bien des agents pour surveiller les pollueurs.

 Une méthode simple serait de tenir un calendrier avec les dates limites de contrat. On devrait prendre la peine quelques mois avant, de commencer à réévaluer l’offre et la demande. Certains fournisseurs comme Mobistar et probablement les autres, ont des services qui traitent jours par jours et gratuitement, la réévaluation et de votre abonnement ainsi que les offres promotionnelles. Il suffit d’agir.

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06 novembre 2007

Pourquoi une femme battue ne quitte pas son mari ?

femmesbattues2Tout le monde connaît au moins un cas de violence conjugale, ce manque flagrant de respect pour l’être humain qui vit sous le même toit, vu de l’extérieur est intolérable, voir même incompréhensible. Bons nombres ont dénoncé ces cas à la police ou la gendarmerie sans avoir aucun impact, et parfois même avec des répercutions contraires. La question simple la plus évidente vient souvent à l’esprit, pourquoi elle ne le quitte pas ? Voici quelques éléments de réponse.

   Est-ce que c’est l’amour qui les fait rester dans cet enfer ? A moins d’être maso, il paraît invraisemblable que quelqu’un aime recevoir des coups, qui ressemblent souvent à de la torture aussi bien mentale que physique. Parfois oui, comme l’amour d’un fils ou d’une fille, contrait la personne à rester, parce qu’elle se doit de protéger. Instinct maternel oblige.

   Dans le cas où rien ne la retient, elle peut éprouver des sentiments de haine et de révolte contre son mari. Envie de le voir mourir pour que cet enfer cesse de l’opprimer. La porte de sorite est pourtant devant elle. Il suffit de prendre ces clics et ces clacs et sortir de chez soi. Mais à l’extérieur, c’est l’inconnu ! Et entre recevoir des coups et la peur de l’inconnu, c’est malheureusement les coups qui gagnent. L’envie de se suicider n’est pas très loin !

De nombreuses associations tentent de les en sortir, je ne peux que les en féliciter, parfois avec succès mais pas toujours. Il arrive qu’elle retourne près de leur bourreau. Il n’est pas évident de refaire sa vie, il n’existe pas un bouton dans la tête pour tout effacer et tout recommencer. La promesse d’un homme qui l’a aimé dans le passé, des mots qui résonnent comme des excuses et qui donnent une lueur d’espoir. Un espoir souvent court, chassez le naturel et il revient au galop ! La suite, vous la connaissez.

   Essayez de les sortir de cet abysse inhumain est bien une mission délicate. Vous passeriez rapidement d’un statut ami à ennemi sans que vous ne puissez l’apercevoir. Pourtant, il faut trouver des solutions qui appartiennent bien souvent à la psychologie. Rester les bras croisés seraient un crime, la faire partir sans qu’elle ait fait la démarche dans sa tête n’est que du court terme.

   Je patauge pour trouver une solution à ce fléau, tous mes espoirs reposent sur plus d’humanité dans ce monde. Je ne peux déplorer que ce n’est pas le cas.

Un petit message peut toujours mieux m’aider à comprendre ce phénomène. Merci d’avance.

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17 octobre 2007

Il n’y a qu’un pas entre le Divorce et Internet, facile à franchir.

adameveLa plupart des couples ont tendance à divorcer rapidement et bien souvent l’origine de la séparation revient à Internet et les célèbres Chat. « Chat » signifie en anglais « causer », qui se caractérise sur Internet par des salons de discussion. Que se passe-t-il dans la tête de ces internautes, qui débutent ou non, et qui amènent rapidement à stopper toute relation avec son conjoint en s’enfuyant à toutes jambes ?

   Internet par définition est un monde virtuel, et cette notion semble vite oubliée dès que l’on surf dessus. On parle de tout et de n’importe quoi, une ouverture d’esprit qui invite à se balader sans se soucier de quoi que soit. Un émerveillement qui ressemble à un enfant qui ouvre son premier livre et qui admire toutes ses couleurs attrayantes. C’est nouveau, c’est à la mode, c’est facile, c’est immense, il n’y a pas assez d’éloge pour qualifier ce nouveau monde.

   La phase suivante est dès plus humaine, la personne se rend compte qu’elle fait face à un monologue et désire dialoguer avec d’autres mondes, Internet en offre la possibilité. A la base, il n’y a aucune arrière pensée mais un cruel besoin d’aller vers autrui. Cela fait partie de l’évasion, et là commence le piège en mettant une main dans l’engrenage.

   Bien souvent, les dialogues tournent aux vinaigres, les hommes veulent du sexe tandis que les femmes désirent simplement parler ou discuter. C’est le principe même des hommes qui viennent de Mars tandis que les femmes de Venus. Vu l’abondance, il est vrai que certains/certaines en profitent pour faire une sorte de marché sexuel, rempli d’hommes et de femmes peu scrupuleux.

   Des liens se forment avec une personne qui nous ressemble, des traits de caractères, des loisirs communs, et surtout quelqu’un qui est à l’écoute. L’envie de le connaître se fait ressentir, ce mystérieux inconnu à qui je parle tous les jours, à qui je repense en journée lorsque je me remémore nos discussions, à la longue, cela devient une vraie petite drogue créant une dépendance. Il ne reste plus qu’à franchir un pas, pour le rencontrer en vrai, entendre sa voix, si cela n’a pas été fait via une Webcam ou au téléphone, tous les moyens sont bons pour connaître plus sur lui. L’absence de contact réel se fait cruel, comme le touché ou le sentir.

   Le jour est « J » est arrivé, enfin j’ai pris cette décision pour voir à quoi il ressemble. Et pourtant, c’est bien la peur qui est au rendez-vous. Des sentiments de remords, un rendez-vous secret sans le dire à mon conjoint, la peur d’être vu et d’être dénoncé, de tomber sur un malade qui va profiter de moi, d’être déçu de son physique ou de sa personnalité, ou pire, l’inverse en n’étant pas ce qu’on voudrait être pour lui. Cela ressemble étrangement à des souvenirs du premier rendez-vous ou le cœur palpitait, enfin de la jeunesse autre que de la cosmétique. Rajoutez une pincée de clandestinité qui rajoute du piment à l’aventure. Que de palpitation qui nous apporte d’autre émotion.

   Le cap des premiers mots est passé. A ce moment là, les masques ne tombent pas encore. On voit que l’on peut parler de tout et de rien, on entend des petits mots doux que l’on avait plus entendus depuis si longtemps. On se renforce dans l’idée que cet inconnu devient un maillon important dans notre vie, il nous procure du bonheur à chaque fois que l’on voit sur Internet ou dans des coins isolés. Il devient incontournable, voir même vital.

   Tout cela remet en cause notre propre existence, notre bonheur, et amène sournoisement à la question si c’était l’homme ou la femme de ma vie. On pèse notre vie, d’un coté quelqu’un d’attentionné et de charmant, de l’autre la routine. Le choix ne se fait pas attendre, on en revient vite à rejeter l’autre, de lui trouver que des points négatifs, il ou elle ne montre plus de signe d’amour donc il ne m’aime pas comme avant. Comme avant ! La vie d’aujourd’hui n’est pas celle de nos premiers ébats. Ma vie est triste terne et il est temps de donner un grand coup de balaie à tout cela !

   L’engrenage continue de plus belle. On prend vite cette décision, en oubliant parfois de se concerter avec le futur intéressé. On a envie de crier, hurler que sa vie est morne et le coupable est tout désigné, son conjoint. On  se crée une carapace pour se protéger. Une censure est mise en place lorsque vous recueillez des avis et qui ne correspondent pas à votre vision. C'est vous qui avez raison, il ne connaisse rien de ce que je vis et de ce que j'endure tous les jours, depuis si longtemps. On devient totalement hermétique et à ce moment là la décision est prise: "ma vie m'appartient, j'en fais ce que je veux".

   La marmite qui était sous-pression depuit si longtemps explose! On lui avoue tout, on lui reproche tout, sans oublier les moindres détails, juste pour lui faire mal, lui faire payer son crime. La colère est aussi présente, la guerre est déclarée avec une haine incommensurable, l’un coupable de ne pas avoir mis des couleurs dans la vie, l’autre de l’avoir trahi.

   Le divorce n’est plus qu’une formalité. Tous nos espoirs reposent ce monde que l’on a imaginé, créé de toute pièce, ce monde virtuel à la base et qui est toujours présent, va enfin dévoiler la réalité. Vivre en catimini et vivre à deux est totalement différent. On s’aperçoit que des détails nous avaient échappé et qu’il n’est pas vraiment ce que j’avais imaginé. Il y a donc tromperie sur la marchandise, une erreur qui est regrettable mais il n’est plus possible de faire machine arrière, l’autre ne me pardonnera jamais.

   Comment interrompre ce cycle infernal ? Malheureusement, je n’ai pas de solution à vous apporter. Ce qui est certain, c’est que dans un divorce, de part et d’autres, vous allez perdre tous vos amis, des jugements à tord ou à raison, et les soutiens seront plutôt rares et donc très précieux, je ne peux que vous conseiller de vous reposer dessus (si ils sont judicieux). La déprime sera de part et d’autre, parce qu’après des jours de haute-tension, il faut bien que les nerfs se relâchent.

   L’inverse est vrai, une nouvelle vie peut être réussie. Après une période d’euphorie et d’instabilité, c’est le bonheur qui s’installe. Une renaissance qui nous fait regoûter à la vie, pas forcément celle rêvée, mais même meilleure qu’avant. On se conforte dans l’idée que nous avons fait le bon choix. Cela peut se faire à tout âge 20 ans, 40 ans, et même 60 ans, car les seniors ont encore de la jeunesse et des bons jours devant eux.

   Internet, c’est la liberté dans toute sa splendeur, c’est un excellent outil pour les femmes ou hommes de s’échapper d’une vie que l’on trouve morose, là enfin, je peux communiquer. Au jeu de la rencontre, il n’y a que deux solutions, c’est pile ou face, c’est le bonheur ou la déception. Il faut néanmoins tenir compte que c’est un monde virtuel, et à ce titre, réclame beaucoup de recul et de méfiance.

   Les sites de discussion ne ressemblent pas l’Eden, là ou se sont rencontrés Adam et Eve, goûter à la pomme n’est pas forcement défendu, mais ce fruit peut vous rester en travers de la gorge ou tout au contraire vous faire renaître.

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Posté par HumourMordicus à 10:49 - Débat autour de notre existence - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 octobre 2007

L’homme vit-il au présent, au passé ou au futur ?

futurpasse Rubrique: Notre existence.

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Ce n’est probablement pas la question qui vous empêchera de dormir, quoi que, après cette article, il se peut que vous ne vous voyez plus la vie de la même façon. Un simple sondage sur cette question, de but en blanc, donnerait comme résultat que la plupart vivent au présent, ce qui semble logique. Le passé serait synonyme d’une personne en décalage avec notre époque actuelle, tandis que le futur, laisserai suggérer que l’on ait pris une confortable avance sur son temps, version trop optimiste.

 Ce qui semble se confirmer, c’est que l’homme a un étrange besoin de comparer son avenir avec ce qu’il a déjà acquis, son passé. Dites-moi docteur, je comprends rien ! Un exemple, en voici un : vous achetez une nouvelle voiture et vous en parler avec votre voisin. Qu’allez-vous lui dire ? Que vous êtes fier d’avoir acheter ce bijou sur quatre roues en faisant le tour du propriétaire, mais après l’avoir utilisé, vous allez rechigner sur quelques détails, elle est plus bruyante qu’avant, la suspension est un peu dure, le moteur est plus nerveux mais consomme plus, etc. Ce qui donne à la nature même de l’homme, un être à la vision négative.

 Donc, l’homme a la sale manie de comparer son futur avec le passé. Pourquoi sale, parce qu’il ne se contente pas de ce qu’il possède. Il a un cruel besoin d’avoir mieux, d’avoir plus. C’est une façon pour lui de se voir progresser, pas forcément financièrement, peu importe le domaine, il peut être intellectuel, sportif, comme économique (diminuer sa consommation d’énergie). Il veut se voir bouger en se poussant continuellement des challenges…

 Encore un exemple ? Lorsque vous allez à une fête, et que celle-ci soit identiquement à l’année passée, si vous la comparez en tant que visiteur, vous l’aurez certainement remarqué que l’infrastructure n’a pas changé, la déception se lira sur votre visage, et vous penserez probablement du mal de cet événement. Vous irez certainement à cette fête avec le souvenir de l’année passée, et espérez de retrouver la même ambiance qui vous avait tant plu. La raison même de votre présence sur les lieux ! D’où le besoin cruel de tout ce qui nous entoure doit s’améliorer.

 Vivre au présent serait synonyme d’une pause dans sa vie. Cette pause n’existe que pour un bref moment, comme une remise en question, ce qui est bénéfique en soi. Mais l’être humain va ressentir bien vite l’envie de repartir, d’évoluer, de se relancer. Il ne peut stagner sur la vie indéfiniment, sinon, il ne voit plus la raison de vivre. Ce qui peut provoquer des changements de vie radicale.

 On vient de voir, aussi étrange que cela puisse paraître, un homme qui vit dans le présent est condamné à mourir, car il ne peut se projeter dans l’avenir. Cette non-projection dans l’avenir est l’origine même du suicide, voir pire, des femmes qui tuent leurs enfants, pour quelle raison invoquée ? Parce qu’ils n’y avaient plus d’avenir pour eux. Or, rien ne le prouve ! Ce n’est qu’une illusion qui peut-être très loin de la réalité. Il suffit bien peu de chose pour se trouver des challenges dans la vie. Il faut être aveugle pour ne pas le voir, ou pour ne pas y croire. Le futur est à la portée de tous !

 L’être humain se remet perpétuellement en question, en bien ou en mal, mais ça l’aide à évoluer. Nous vivions donc en se projetant dans l’avenir, le seul moyen pour nous de survivre. La trace du passé est un moyen pour nous de comparer. En outre, ce qui semble se confirmer, c’est que nous sommes condamnés à nous améliorer. Croyez en vous et à vos capacités, tout le monde à l’intérieur de lui des facultés inouïes. Soyez positif, faites le bien, pour vous et tout ce qui vous entoure, pour un monde meilleur.

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04 octobre 2007

L’euthanasie sujet tabou ? Raison de plus pour en parler.

piquresJe sais que je lance un grand débat, ma foi difficile. C’est une question que je médite depuis beaucoup de temps et qui a varié, surtout pour l’avoir vécu, ce qui m’a obligé à me remettre en question. Ne vous y trompez pas, mon grand-père et mon père m’ont remis en question sur ce problème d’éthique, et le prochain sur la liste, ça sera probablement moi.

 L’euthanasie ne se résume pas à un droit de vie ou de mort. C’est bien pour cette raison que le serment d’Hypocrate existe et doit perdurer dans l’avenir. Un médecin doit par tous les moyens privilégiés la vie, même dans des situations absurdes. Laisser la responsabilité et l’interprétation d’un seul individu est de la pure démence, placer des barrières est impossible tellement les cas sont variés.

 Vous allez sûrement citer le cas où la personne est « un légume » inanimé sur un lit, sans réponse, mais toujours vivant. « On aurait du le laisser mourir ». C’est qui « On » ? Avouez aussi que les cas différences si vous êtes un proche éloigné, un de la famille, ou pire s’il s’agit de votre mère ou votre enfant. Je fais partie des convaincus que même en état d’inconscience, une partie de nous reste éveillée, je reviendrais sur cette réflexion ultérieurement.

 Voir quelqu’un que l’on a aimé sur un lit, est quelque chose de difficile à admettre, voir même insoutenable, encore plus dure lorsqu’il s’agit d’Alzheimer et la terrifiante non-reconnaissance des proches dans les périodes de crise. Faut-il abroger la vie dans ces cas ? J’ai tendance à dire oui, lorsque la personne souffre. On n’est pas né sur terre pour souffrir. Merci les soins palliatifs et toutes ses personnes qui réalisent cette prouesse humanitaire pour aider les personnes en les accompagnant à la fin de vie. Seul le corps médical peut ressentir si un patient éprouve de la douleur. Lorsque la personne reste vivante et ne souffre pas, restant inlassablement muette, je privilégie la plupart du temps la vie.

 Et la famille alors, a-t-elle son mot à dire ? En réalité, cela englobe une toute autre question. Faut-il laisser le temps à la famille de se préparer au deuil, de se donner du temps pour l’accepter ? Ma réponse est oui, la famille doit marquer son accord et son avis. Ce refus de voir la vérité en face, correspond à des étapes importantes du deuil, qu’il ne faut pas négliger. Est-ce que ce temps va à proprement les aider ou suffisamment ? Au détriment d’une personne qui souffre. C’est sans conteste une part d’égoïsme qui est en chacun et que je respecte dans ce cas précis.

 Il en découle des histoires rocambolesques, comme le témoignage d’une infirmière qui racontait qu’une famille refusait la mort. Ils ont du laisser le corps pourrir dans une chambre, même voir des vers sortir de la bouche ne le faisait prendre pas conscience de la réalité. Faut-il aller jusque ce point ? Oui…

 Le cas par excellence qui fait la une des journaux, c’est lorsqu’une personne sort du cadre légal en donnant la mort, qu’il fasse partie du corps médical ou non ne change pas grand chose à la question. La non légalité prend alors tout son sens. C’est à la justice de trancher et j’ai tendance à dite tant mieux. Chaque cas est unique et le jury doit en son âme et conscience prendre ses responsabilités, en condamnant ou en acquittant.

 Ne soyons pas égoïste, l’écoute des autres dans le cas de décès est indispensable ! Prenez votre mal en patience et laisser le/la s’exprimer sur ce qu’il ressent. Le prochain a en parler ça sera peut-être vous.

  Dans le palmarès des phrases les plus stupides, on peut citer : « Être couché sur un lit à vie ne sert à rien » ou bien encore «  Ca coûte à la société ». Cela occulte l’aspect familial, qui a parfois bien du mal à gérer ce genre de situation et l’être humain qui se trouve sur le lit.

 En conclusion, je suis pour l’euthanasie a condition de recueillir l’avis du patient, qu’il soit en bon état psychologique (si il est amène de communiquer), qu’il ne souffre pas de son état physique, du médecin habilité à juger l’état du malade, et enfin des proches pour entamer en toute sérénité un deuil. Définition assez longue mais au combien nécessaire. Je ne dois pas être loin du cadre défini par la loi.

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Posté par HumourMordicus à 08:52 - Débat autour de notre existence - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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