03 juillet 2008
Bastogne, des visions politiques culturelles différentes, mais ils passent à côté de l’essentiel !
Rubrique: Bastogne
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Quelle est la vision de Bastogne extra-muros ?
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Bastogne, Ravel oh mon beau Ravel.
Le pouvoir politique à Bastogne se scinde en trois parties politiques, « Avenir » (majoritaire), « Etre » et « Notre Commune ». Qui dit trois parties politiques dit trois visions différentes lorsqu’on regarde l’avenir culturel de Bastogne. Mais je finis par me demander, s’ils ne passent pas à côté de l’essentielle !
Si vous souhaitez apporter des commentaires, un avis, des précisions, ou une autre vision, n’hésitez pas à laisser un message. Ce site est ouvert et fait pour cela !
Le groupe « Avenir » voit en Bastogne, l’endroit de référence pour parler de la seconde guerre mondiale et la bien nommée « offensive des Ardennes ». A les entendre, plus on investit dans ce secteur, plus les retombées seront grandes. Convaincu de cette thèse, Ils se lancent dans la construction du « centre de Mémoire de la seconde Guerre mondiale ».
A l’opposé, le groupe « Ma Commune » voit une culture Non-guerre en privilégiant les loisirs. La jeune génération ne s’intéresse plus à ce passé historique, tandis que les vétérans et petit-fils de vétérans américains, avec tout le respect qu’on leurs doit, ne font plus de pèlerinage à Bastogne. C’est un fait, c’est un constat. Navrant ? Peut-être. D’où leur choix politique de ne plus se diriger vers ce choix, mais plutôt vers un centre de loisir, lequel ? Je l’ignore.
Quant à « Etre », ils privilégient les deux solutions. Faire de la culture Non-guerre et de la culture « seconde guerre mondiale » en même temps. Mais est-ce vraiment une solution ? Est-ce que courir après deux lièvres, on ne finit pas par attraper aucun ?
La question n’est pas là ! La question n’est pas de savoir si on va vers une culture guerre ou non-guerre. Mais plutôt vers une politique culturelle ouverte. Il est plus que probable qu’une famille traditionnelle, puisse se payer une entrée de musée quel qu’il soit (avouez que ce sont des courageux). Mais c’est plus qu’improbable qu’il visite une seconde activité culturelle, du au coût de l’entrée ! A la place, ils choisiront d’aller boire un verre en terrasse ou manger une glace, et je ne leurs donne pas tord !
Il serait bien plus judicieux de créer un « Pass » qui donnerait accès à tous les musées et activités dans toute la région. La durée serait limitée, un jour par exemple. Baptisons le « BastoPass » pour l’occasion. Ce qui permettrait aux gens de s’ouvrir vers d’autres cultures, car il n’y a pas que des musées retraçant la guerre mondiale.
L’un dès problème, c’est que les sites sont éloignés des uns des autres. Pourquoi pas prendre un bus « gratuit », qui ferait le tour des sites. Ou encore mieux, pourquoi pas investir dans des vélos à louer, qui permettrait aux gens de se déplacer d’un site à l’autre ? Accessible grâce à la « Bastopass ». Un peu à l’image de la célèbre et défunte émission « La tête et les jambes ». La politique du vélo n'irait-elle pas de paire, avec la volonté de réaliser le ravel?.
Voilà une idée qui n’est certes pas originale, mais qui n’a pas encore été réalisée. Fautes de volontés Politiques ? Fautes de volontés Culturelles ? Fautes de trouver un accord financier global qui satisfasse tout le monde ? Un partage de la culture, voilà le vrai et le seul défit de demain.
22 février 2008
Redistribution des cartes dans l’échiquier politique à Bastogne.
La récente démission d’Eric Stiernon remettrait-elle question l’avenir de la politique à Bastogne ? Ce qui semble
se confirmer, c’est que ce séisme régional a bien eu des répercussions depuis
le début de cette nouvelle année. Tout le monde politique semble d’un seul coup
se réveiller et on pourrait imaginer et tirer déjà des enseignements, qui ne
sont jusqu’à présent que des suppositions mais pourrait refléter une réalité
future, par conséquent le débat reste ouvert. C’est pour cette raison que la photo de cet article est un micro !
Lorsque Monsieur Stiernon annonça sa
démission lors du conseil régional, on ne pourrait pas imaginer de geste plus
fort et symbolique que celui-là. Il se rebella contre la nomination douteuse
d’une personne, qui selon lui, avait été pistonnée. D’après des témoins, cela
c’est fait en présence de la personne qui allait quelque minute plus tard
nommée. Il paraît que l’ambiance était plus qu’électrique. La guerre était
d’emblée déclarée avec Monsieur le Bourgmestre Collard et surtout par voies de
presse interposée. Le premier groupe à défendre directement cette abdication a
été « Notre commune », qui pour une fois a réussi miraculeusement
placer un mot dans la presse. En milieu du mois de janvier, on apprendra que
Monsieur Stiernon rejoindra cette équipe un peu plus tard.
Quant à l’autre groupe d'opposition Etre, qui a eu
probablement des contacts avec l’intéressé, à préférer jouer une autre carte,
en s’insurgeant contre la politique du Bourgmestre quelques jours avant le
rituel souper de début d’année, organisé par la commune, de quoi mettre une
bonne ambiance amplifiant de plus belle la polémique.
Nageons quelque instant en pleine
supposition, en portant la réflexion sur le futur du groupe « notre
commune ». La personnalité de Monsieur Stiernon est bien connu de tous, un
homme qui a une bonne communication (via le théatre), de bonne et haute
relation par son travail, et physiquement photogénique. Tous ses ingrédients
laissent penser qu’il pourrait avoir un poids important politique. Il pourrait
apporter de nouvelles têtes et ainsi donner un souffle nouveau à ce parti.
Faut-il que ce groupe lui laisse le champ libre pour accéder à la plus haute
marche du pouvoir, mais sil ils le font, c’est très bénéfice pour eux et par
conséquent un poison mortel pour la concurrence, être et avenir confondu. Un
futur tsunami pourrait donc déferler aux prochaines élections ? Possible
et probable.
Au bout du compte, si ce scénario se
concrétise, qui pourrait payer la note? On pourrait supposer que se soit
le Bourgmestre qui perde principalement des voies. En réalité, il est fort
probable qu’il ne perde que peu de siège, si et seulement si, il parvient
principalement à sauver l’hôpital de Bastogne, et trouver de nombreuses parades
parce que l’opposition risque d’être très forte et pas un seul cadeau lui sera
fait. Généralement, on pourrait résumer les votes de Bastogne comme pro-Collard
ou anti-Collard. Il est fort d’une politique régionale et provinciale qui
avoisine les 55%, ce qui est loin d’être négligeable et plutôt honorifique.
Mais faut-il encore savoir préserver cette manne politique, je lui souhaite
d’emblée bonne chance parce que c’est loin d’être évidant. Ce personnage
politique a les capacités de relever ce défit.
Le perdant serait donc en toute logique, le
groupe « Etre ». L’absence d’un leader à l’étoffe d’un Stiernon ou
d’un Collard devient de plus en plus cruel et se fait ressentir depuis
longtemps, trop longtemps. Les dernières élections communales et régionales en
sont la preuve vivante ! A croire que ce groupe politique phantasme
désespérément le retour du fils prodige, le retour du messie, en la personne
d’un Benoît Lutgen. Ce talentueux personnage reviendra-t-il au pays et se
confronter à ces deux poids lourds? Prendrait-il ce risque là lorsqu’il
plane dans les hautes sphères avec d’autres visions politiques? Ce
scénario est plus qu’improbable. Ce groupe manque depuis longtemps de défis et
de perspective, de personnalité, d’élan, ne s’efforçant que de reprocher le
travail effectué par le bourgmestre en place. A moins que « être » voit en
ce s concurrent directs, un électrochoc qui les feront réagir tout en prenant
sérieusement le futur de Bastogne en main. Et pourquoi pas ! Mais le temps
joue sérieusement contre eux.
Il paraît peu vraisemblable que les deux
groupes d’oppositions se rejoignent, et encore moins que Stiernon change de
camp, il en va de sa réputation et il l'aurait fait dès le départ. Ce n'est que de la pure logique.
Donc, l’avenir politique de Bastogne sera très intéressant à analyser et il serait plus qu’intéressant de comparer cette « vision » avec la réalité du futur, qui je le rappelle ne sont que des suppositions et des idées parmi d’autres, sans aucun parti pris. Qui sera le véritable vainqueur, nulle ne le sait, malgré tout, c’est le citoyen qui se trouve au beau milieu de cette querelle politique! Parce qu’à force de se battre les uns contre les autres, ils sont malheureusement les oubliés. Or, c’est là tout l’enjeu!
23 octobre 2007
Bastogne et l’avenir de la moto
Autant faire taire la polémique de suite, je ne fais pas partie des motards ni un fan des sports moteurs, tout à fait le contraire, mais autant que je donne mon opinion sur le sujet qui a fait couler beaucoup d’encre bien avant moi.
Tout commence par un décret de la région wallonne de 1995, qui stipule qu’il est interdit de circuler avec des véhicules moteurs en dehors des routes balisées dans les bois. Il paraît évident que les véhicules en dehors des sentiers détruisent la nature, on peut le concevoir, mais je pense que les conséquences de cet article de loi sont du à une minorité de motards qui ne respectent pas aussi bien ce sport que la nature, en se baladant ou bon leurs semblent sans crainte d’être sanctionnés. Un encadrement, une meilleure responsabilité et surtout une sanction des fautifs auraient du être appliqué, avant d’utiliser la manière forte.
Bastogne a trouvé une solution qui va dans le bon sens. Créer un terrain de sport pour s’adonner librement à ce sport. Vu de l’extérieur, je ne peux que m’en réjouir. Tout d’abord pour une question de sécurité, je ne peux admettre que des motos qui roulent à fond de balle croisent des promeneurs, et ne me dite pas qu’on les entend de loin, c’est totalement faux lorsque vous avez le vent de dos. Il vaut mieux séparer les deux genres, j’en suis convaincu.
Il faut donner les moyens de prospérer à cette pépinière de futurs talents. En leur donnant la possibilité d’organiser et de se structurer pour que le niveau augmente. Ils sont assez grand pour trouver les finances. S’élargir sans nuire au autre, voilà le vrai challenge, c’est aussi une question de respect pour tous.
Il paraît évident que la Belgique est une grande nation de la moto, et si on veut continuer dans ce sens, il faut obligatoirement y mettre les moyens. Pourquoi pas Bastogne futur organisateur de moto comme Houffalize le fait pour le VTT. Un petit champion de chez nous serait un atout non négligeable et une bonne publicité.
Vous pouvez réagir en laissant un message ci-dessous.
15 octobre 2007
Quelle est la vision de Bastogne extra-muros ?
Voilà une des questions des plus pertinentes, car elle concerne directement l’avenir de Bastogne. C’est chercher à savoir quel est l’intérêt des personnes à venir dans notre ville. Je suis sûr que vous pourriez en citer milles exemples et démontrer que Bastogne est le fleuron des Ardennes. Mais pour un touriste, ce n’est certainement pas le cas et je profite de l’occasion pour tirer la sonnette d’alarme, car la manne touristique est loin d’être négligeable financièrement.
Si vous avez l’occasion, questionnez un francophone situé à plus de 50 km de chez vous : en lui demandant si ils connaissent Bastogne, les réponses sont unanimes et en font de Bastogne une image incontournable. Mais à la seconde question : Quand avez-vous été pour la dernière fois à Bastogne ? 10 ans, 15 ans, je ne sais plus… Voilà les réponses catastrophiques qui tintamarrent mes oreilles. C’est beaucoup trop longtemps ! Beaucoup trop !
Vous voulez pire ? Si vous demandez à une tranche d’age en dessous de 20 ans, la réponse dépasse l’entendement. Ils en ont entendu parler vaguement, et je site : « C’est un vieux truc de la guerre ». Je suis sûr que certains vétérans apprécieront la réponse. Je suis moi-même offusqué. Je pourrais encore vous tourner le couteau dans la plaie en vous disant qu’ils ne savent même pas dire qu’il s’agit de la seconde guerre mondiale. Faute à l’école ? Pas seulement. Mais ce qui est sûr, ce ne se seront pas eux nos prochains touristes.
Hormis les régionaux, peu de francophones semblent venir à Bastogne, les chiffres le démontrent. Quant aux étrangers, ou ceux qui ne parlent pas notre langue, la situation est différente. Les Américains ou petit-fils de vétérans viennent encore dans notre ville, mais pour combien de temps encore. Cette génération est la dernière, car la suivante, ça sera pour la guerre du Golf. A moyen terme, la page va aussi se tourner de ce coté là.
Nos voisins Luxembourgeois ? Ils ont une vision assez négative de Bastogne. Pas assez « Snobinard » à leurs goûts. Et ceux de passage dans notre ville, ils viennent de la région de Wiltz et pas plus loin, lorsqu’ils sont à quelques pas de nous.
Il ne reste plus que les Néerlandophones ou les Flamands, notre seul espoir car ils adorent notre région pour son côté vallonné, les promenades, la quiétude, notre poumon vert des ardennes. A noter que beaucoup d’infrastructures sont tenues par des Hollandais. Allez comprendre pourquoi la province du Luxembourg et ses habitants n’ont pas investi dans ce domaine !
Ils en donc URGENT de réagir et de redorer le blason de notre ville d’une autre manière. La politique de tout à la guerre est un suicide qui s’entame dès maintenant. Oui, il faut garder le souvenir de cette guerre. Oui, il faut encore en parler et le commémorer. Plus que jamais, c’est notre histoire ! Mais il faut s’ouvrir sur d’autres horizons, sous peine de voir Bastogne se refermer sur lui-même.
Si vous êtes un groupe politique de Bastogne, citoyen ou simple visiteur, faites-moi part de votre commentaire sur cet article.
08 octobre 2007
Bastogne – Encore plus de social, et une phrase malencontreuse pour les frontaliers ?
Le conseil communal qui s’est déroulé pendant les vacances, était axé sur la problématique d’accueillir plus de social à Bastogne. C’est apparemment une obligation que chaque villes de Belgique, doit accueillir plus ce que j’appelle plus vulgairement « des cas sociaux, des immigrés de transit, … ». Est-ce qu’une répartition dans tous les communes est une bonne solution ? Ce n’est pas à moi d’en juger et pour l’heure ce n’est le sujet du débat.
Monsieur le Bourgmestre a comparer à juste titre, que Bastogne est la ville qui fait le plus d’effort dans ce domaine par rapport au commune voisine. Je tiens à saluer cet effort de cet homme de droite, qui se tourne aussi vers la gauche (le social). Je ne peux que l’en féliciter car je le vois souvent des avancées non négligeables dans ce domaine. Mais pour l’heure, là n’est pas le vrai défi, je vais le citer plus loin.
Hélas, mille fois hélas, une phrase assassine m’est cependant rester en travers de la gorge. Je cite : « Je ne vais pas accueillir toute la misère du monde, des gens qui viennent de Charleroi, Liège ou de Namur, priorité à ceux de Bastogne », s’emporta-t-il sans arrière pensée. Au premier abord ça paraît logique, d’ailleurs personne dans l’assemblée n’a réagit ! Vous aussi ?
Dois-je rappeler que la majorité des frontaliers viennent de ces régions et qu’ils ont fortement contribué à l’essors de Bastogne, que ses frontaliers (qui travaillent) représentent 20% de la population et viennent aussi de ses régions. Cette blessure, certes indirecte, est plus que malencontreuse et sort du contexte. Mais il faut bien reconnaître que c’est grâce à ces « non-bastognard », nom d’appellation non contrôlée, que Bastogne prospère ! Faut-il le concevoir comme étant un retour de l’ascenseur, à méditer.
Croyez-moi que si je faisais partie du conseil, mon sang n’aurait qu’un tour, j’aurai réagit immédiatement ! Ma main au feu que c’était pas à cela que vous pensiez, mais vous ne pensiez certainement pas au paragraphe que je viens de citer, j’en suis intimement convaincu. Malheureusement, l’assistance n’a pas droit à la parole, à de rare exception, en bien ou à raison, j’y reviendrai plus tard, surtout que le conseil communal vient d’appliquer son nouveau règlement et là aussi, j'ai un boulet rouge à tirer.
Faut-il le rappeler, à l’heure ou j’écris ces quelques lignes, que le chômage atteint 10,8% à Bastogne. Il est regrettable de constater que le chômage est baissé partout en Belgique sauf à Bastogne. Puisqu’il avoisinait 10,4% au moment des élections. Avoué que ce chiffe est trop élevé pour une région qui se trouve à côté du Luxembourg, et en plus une ville dès plus touristiques ! Voilà votre vrai défi ! Une vrai politique et sans doute la plus ardue ! Relevez-vous le challenge ?
Je suis persuadé que notre Bourgmestre, comme tout le pouvoir politique (Avenir, Etre, notre commune) ainsi que toute l’administration de notre ville, se batte pour la prospérité de notre commune, moi aussi, en apportant une autre vision… Le but même de ce journal baptisé « l’autre regard ».
02 octobre 2007
Bastogne prend l’eau ?
Lors du très remuant conseil communal du mois de Mai (si je ne me trompe), un lourd débat s’engouffrait dans la salle autour d’un sujet des plus préoccupant, l’alimentation de Bastogne en eau. En effet, Le bourgmestre et son équipe (Avenir) veulent déléguer l’approvisionnement en eau par la SWDE. L’opposition (Être) s’est débattue comme un Lion, en rugissant de toutes ses forces, pour que cette institution d’Etat ne passe pas au main du privé.
Qu’en est-il vraiment à la suite des débats ?
Après une explication très professionnelle de la SWDE, il démontre l’utilité du privé et surtout les contraintes imposées par l’Europe (assez lourde, je dois bien l'avouer). Concernant le changement des compteurs d’eau et l’interdiction d’utiliser des conduites en plomb. Or, Bastogne a une conduite de ce type à remplacer. Le bon état de la distribution d’eau, que 30% de pertes, était jugée de bonne qualité. En quelques mots, la mariée était belle ?
Le passage au privé n’est pas sans conséquence, outre la perte d’emploi de quelques personnes (une dizaine si je ne m’abuse dont une partie pouvait être recassée), les sources de Bastogne allaient être tout simplement abandonnées, jugées pas assez rentables et inconstantes. Ce qui implique que nous sommes tributaires d’autrui, et l’opposition (Être) a martelé plusieurs fois que la SWDE a déclaré dans une réunion : « Dans l’éventualité d’une pénurie d’eau, Bastogne serait moins desservie ». La personne qui était présent dans la salle n’a pas démenti et n’a fait aucun commentaire. Je vous laisse méditer sur cette phrase ma foi très surprenante.
Et notre portefeuille ? Comme l’a rappelé Eric Lejeune (Avenir), que ce soit le privé ou le public, l’augmentation de 10 Euro par mois et par ménage semblait inévitable, j’en suis moi-même convaincu. Lorsque on sait que la distribution d’électricité en ardennes, va augmenter de 10 à 15% depuis l’année 2007, j’ai tendance à dire aïe aïe aïe. Dire que dans le futur le privé augmentera ses tarifs, c’est plus que vraisemblable, mais dans le même temps je vais dire que le service public aurait du suivre le même mouvement, peut-être avec un léger décalage.
Quant à Alain Charneux (Notre Commune), a fait remarquer que la note pour les nouveaux branchements risquait d'être salée, affirma-t-il en ayant chiffre en main ce que réclamait la SWDE dans les communes avoisinantes.
Ma foi, une question dès plus pertinente et qui détrôna bien d’autres dans un débat entre le public contre le privé s'enlisait, émanait de Gérard Liégois (Être). Si les sources de Bastogne ne sont plus utilisées, est-ce que cette eau ne pourrait par servir au pompier par exemple, grand consommateur d’eau. Enfin un qui y pense ! On pourrait même pousser la question plus loin, nous savons que les fermiers sont souvent en pénurie d’eau en période de sécheresse, pourquoi ne pas se servir des sources dans ce cas là. Je trouve personnellement dommage, que ceux qui se disent défendre les fermiers, n’ont pas réagi sur le moment ! Cependant, la SWDE n’a pas mis son opposition sur cette réflexion, mais est-ce que cela sera fait ? Affaire à suivre…
Autre inquiétude à (très) long terme, la SWDE jouit de peu, voir même d’aucune protection par le contrôle de l’Etat (cela m’a été confirmé). Cela sous-entend qu’une grosse société privée pourrait la racheter dans le futur. Cette question, étonnement, n’a pas été soulevée.
Je rappelle que la problématique de l’eau a été soulevée lors des élections communales. Le groupe Être voulait garder au moins en partie un contrôle de l’eau, Notre Commune semblait mettre en évidance que les sources sont polluées. Tandis que Avenir avouait à demi-mots que la situation à moyen terme était intenable et qu’il fallait trouver une autre solution (qui était déjà toute trouvée sans le dire).
PS : Je rappelle au passage, que je suis indépendant, mon ambition n’est pas de promouvoir l'un ou l’autre parti. Je parle de ce que j’ai ressenti en l’ayant vécu tout ayant un recul sur la question. Le but étant que les politiciens quelque ils soient, dévoilent leur talent pour améliorer le bien être de Bastogne. A bon entendeur…
28 septembre 2007
Bastogne, Ravel oh mon beau Ravel,
Lors du dernier conseil communal (septembre 2007), a été évoqué et approuvé la possibilité de relier le Ravel en étoile. Ce qui permettrait de relier des villes comme Martelange, Houffalize, … . Ce projet des plus ambitieux ne peut être qu’approuvé pour le bien de tous.
Là justement est la question, qui trouve-t-on sur le Ravel ? Je vais dire en général, vous croiserez des Luxembourgeois et à de rares exceptions près des néerlandophones. Pourquoi ce constat ? Parce qu’ils préfèrent se balader dans les sentiers ou se perdrent dans les petits villages et pas rouler sur des autoroutes pour cyclistes toutes tracées. Quant à la plupart des Bastognard, vous les trouverez entre la gare du Midi et du Nord. C’est peut-être péjoratif voir même abject mais c’est la stricte réalité.
Voilà bien des mentalités différentes qui se conjuguent différemment. L’utilité d’un Ravel n’est pas à proscrire pour autant. Je pense que pour inciter la population à s’égarer plus loin, il faut donner une raison, un but ! Voici quelques pistes, par exemple en situant un terrain de jeu à 5 kilomètres de Bastogne, distance allez-retour raisonnable et pourquoi pas prévoir quelques tables pour le pique-nique. Notez qu’une petite taverne peut tout aussi bien faire l’affaire. Autre possibilité, donner des accès où l’on puisse garer sa voiture, et commencer le parcours à un autre endroit.
Créer un Ravel c’est bien, mais adapter nos petites routes pour les cyclistes serait mieux. Pourquoi ? Parce que cela dévoile plus l’aspect du terroir, voir des vaches sentir la bonne odeur du fumier, la nature en quelque sorte, c’est ça que les touristes recherchent. Les petits villages doivent faire des efforts de ce côté là en les fleurissant par exemple, ce qui donne envie de tous les parcourir, sans oublier un accueil sympa, un petit bonjour même en néerlandais n’a jamais tué personne, j’en suis même un fidèle adepte.
Ravel oh mon beau Ravel, que me caches-tu encore ? Faut-il que la politique se donne les moyens d’entretenir les abords de ses sentiers, pour pas que la route ne ressemble pas à un champ de patates. Il est déploré à plusieurs endroits, une négligence importante où il est impossible de passer tellement c’est recouvert d’orties et de hautes herbes qui remontent jusque la taille. Je peux vous citer les lieux si vous le désirez, et c’est vraiment impraticable à partir du mois d’avril ! Pourtant l’endroit vaut le coup !
En attendant, je suis persuadé que beaucoup cyclistes et passionnés de la marche, affûtent leurs formes pour découvrir ces magnifiques coins de notre poumon vert. Rien de tel que de se lancer corps et âme à travers de nouveaux horizons, où bien souvent l’inattendu arrive, comme voir d’élégants chevaux ardennais, un écureuil qui traverse la route, ou tomber en admiration devant une fleur qui étale toute sa splendeur. Le bonheur est si simple parfois.