18 mars 2008
Les fermes, des usines énergétiques aux potentiels inexploités.
La question que le secteur primaire doit impérativement se
poser. Est-ce que producteur agricole serait compatible avec producteur
d’énergie ? Cela semble se confirmer que dans l’avenir se sera totalement
compatible et même dès à présent. Les fermiers qui apparaissent comme des
métiers difficiles et peu rentables, peuvent devenir dans une courte période très
gratifiant au point de vue pécuniaire.
Il apparaît que le début de ce 21e siècle, correspond à une course effrénée à celui qui trouvera la formule miracle pour produire et conserver l’énergie. Il serait dommage de ne pas investir en masse dans nos futures centrales énergétiques. Les bien nommées fermes, qui disposent d’immense surface de toit pour produire de l’énergie électrique via les panneaux voltaïques. Des champs qui permettent d’installer des éoliennes, ou de nouveau utiliser des toits pour utiliser une éolienne de type horizontale.
Quant à la biomasse, elle rassemble trois sous-catégories. La production de bois qui est utile à la combustion (pellet ou bois de chauffage) et à la construction. La production de Bio-gaz du à la fermentation des matières organiques et animales. Non seulement cela émet du méthane qui peut être récupéré ou transformer en électricité, mais ce phénomène biologique produit énormément de chaleur, d’où l’idée d’utiliser cette énergie latente pour chauffer des hangars par exemple, ou l’accouplé avec une pompe à chaleur. Sans omettre la troisième sous-catégorie, la culture des bio-carburants, mais là il faut s’arrêter et se poser des questions.
Car c’est un bémol qui n’en est pas vraiment un. C’est l’épineuse question concernant les bio-carburants. Ethiquement cela pose problème, car certains agriculteurs sont opposés à produire des légumes pour nourrir des voitures au détriment de la population. Le Bio-carburant ne sera qu’un substitut de courte période pour enrayer la folie financière concernant le pétrole. Le temps qu’en 2010 voir 2012, les batteries et les piles à combustibles soient opérationnelles, se sera notre futur moyen de locomotion. Pour les avions, de nouveaux carburants ont été inventés, le GTL fabriqué à partir de gaz, et même une invention de la Nouvelle-Zélande avec un carburant à base d’huile d’algues. Reste le problème des camions, des bateaux, il n’y a pas encore de solution pour eux.
Les banques du Grand-Duché du Luxembourg
l’ont bien compris. Elles ont investi en masse pour placer des panneaux
voltaïques sur le toit des fermes. Au détriment du citoyen, car lorsque les
autorités publiques ont compris l’intérêt financier, ils ont tout simplement
diminué les primes pour tout le monde. Ce qui en soit est une réaction
démesurée et stupide. Car elle ne permet plus au citoyen d’avoir accès à
l’achat de ce mode de production. Il était plus judicieux d’utiliser le système
belge, qui diminue ses primes en fonctions de la quantité produite.
Il paraît évident que la stabilité financière du secteur agricole passera par la production d’énergie. Un secteur en constante exploitation mais en plus garant d’un avenir à long terme.
Cela devient un casse-tête pour les
agriculteurs pour choisir quelle mode de production ils doivent choisir, entre
les fruits, les légumes ou le bétail, dont les variétés sont difficiles à
cibler vu les diminutions ou augmentations de prix qui varient d’une année à
l’autre. Un véritable pari qui ressemble à s’y méprendre à un coup de poker, et
donc fatal. La production d’énergie sera le meilleur moyen d’avoir des revenus
stables et en plus en augmentation légère mais constante.
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